B I O

Diplômée des Beaux-arts en 2013, Maud Caeiro s’intéresse au récit expérimental via un travail éditorial et photographique sur le roman « La vie mode d’emploi » écrit par Georges Perec. 
12 portraits de personnages furent réalisés sur les 1500. Chacun ayant été réalisé à partir d’un extrait de film, soigneusement choisi en fonction des similitudes de son personnage avec celui de Perec.
Dans l'édition Bartlebooth, elle répertorie les récits en miroir, les références culturelles cachées dans le livre, l’articulation oulipienne apportée au roman, ainsi que les figures de style dispersées au fil des chapitres et fait de la fiction photographique sa spécialité.

En 2014, elle devient assistante d’ORLAN, cette rencontre marquera un tournant dans sa carrière.
L’influence de cette grande artiste se retrouvera plus tard dans son travail, notamment en ramenant des questionnements autour du corps féminin dans ses projets.

En 2015, suite à un voyage au Portugal, pays natal de son père, elle commence un travail d’archivage d’information sur l’exil de ses grand-parent.
En parallèle elle produit sa première série photographique d’itinérance « Le chemin des œillets », actuellement exposée actuellement à la galerie 4M2.
Inspirée par cette série, elle renouvellera ce travail d’itinérance plus tard : « Éloge de l’égarement » en Italie, pays dans lequel elle n’a aucun lien familial, cette fois c’est l’imagerie féminine à travers la canonisation qui lui inspirera la série « New Idol », réflexion autour de l’image de la madone.

En 2016, elle rassemble 6 autres artistes à venir travailler sur une personnalité féminine oubliée (partiellement ou totalement) de l’histoire de France.
Tour à tour elle endosse le rôle d’artiste, de commissaire et de productrice.
Pour ce projet, chaque artiste a rédigé une nouvelle fictionnelle et produit un travail plastique pour le livre, en lien avec la personnalité choisie et sa propre pratique artistique.
L’édition réalisée sera exposée à Under Construction Gallery lors d’une exposition collective « La femme à la bûche » proposée par Marie Gayet et Mireille Ronarch Campion, ainsi que pendant la foire Offprint dirigée par Yannick Bouillis.
Pour « OUBLIÉES », elle travaille sur la mise en scène avec son modèle afin que celle-ci incarne complètement la personnalité de Mata-Hari. 

Lors de la séance, plusieurs séries photographiques seront produites dont une jouant sur la superposition, allant parfois jusqu’à la faire disparaître. La série s'inspirant de la personnalité de cette ancienne égérie, devenue ennemie publique n°1 et dont l’histoire contient encore de nombreuses zones d’ombre.

Depuis Maud Caeiro a produit de nombreuses séries, reprenant l’idée de la mise en scène avec ses modèles et explore tour à tour des sujets d’actualités : le harcèlement de rue avec « Yelling » ; la place des rôles féminins au cinéma avec « Red Velvet », série dans laquelle le personnage principal se languit d’un être qui ne viendra pas, laissant le récit sans dénouement.
Également autour de questionnements plus intimes, sur la perversion psychologique  avec « T O X I C » (en cours).

En 2017 elle collabore également avec d’autres artistes issus d’univers différents : dans la musique avec l’artiste Francœur, Aurelia Belliti : jeune créatrice de mode ou encore Casadele dont elle réalise le shooting de l’avant collection début avril 2018 (en post-production).

Actuellement elle commence un travail autour des textes de Georges Bataille et prépare une série sur l’érotisme en lien avec la politisation autour du corps des femmes.

DÉMARCHE

Mes photos sont des fragments d’histoires, des récits inachevés. Des romans en bataille dénuée de fin.

Mes modèles « jouent » vraiment un rôle, il y a une grande part de mise en scène dans mon travail.

Le travail sur l’imaginaire permet d’apporter un autre regard sur la réalité en fonction de chacun des thème abordé.

Ce qui m’intéresse c’est l’empathie du public face au personnage de fiction. Il existe un terme au cinéma pour décrire ce phénomène : « l’identification », comme si le spectateur épousait les ambitions, les désirs du personnage, comme un transfert de personnalité.

J’aime décortiquer l’écriture cinématographique à travers ma démarche de plasticienne, le rapport à la fiction et la catharsis.


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